2) Seconde Guerre Mondiale

 1940                           

10 mai

Churchill premier ministre


Face à la situation de crise provoquée par le début de la Seconde Guerre mondiale, Chamberlain démissionne et laisse sa place à Winston Churchill. Celui-ci s’était fait remarquer en 1938 lorsqu’il dénonçait les Accords de Munich et prédisait une guerre imminente. Lors de son premier discours devant la Chambre des communes le 13 mai, il prononce la célèbre phrase : "Je n’ai rien d’autre à offrir que du sang, de la peine, de la sueur et des larmes" qui démontre sa détermination. Churchill devient rapidement l’incarnation de la farouche résistance anglaise aux nazis. Très favorable à la France, il n’hésitera pas à bombarder la flotte postée à Mers el-Kébir après la signature du traité de Rethondes entre l’Allemagne et la France.

 

 

 

 

1940                            

 26 mai

Opération "Dynamo" à Dunkerque


Le vice-amiral britannique Bertram Ramsay donne le feu vert pour l'évacuation des troupes alliés encerclées à Dunkerque (Nord). L'opération porte le nom de "Dynamo" en souvenir d'un ancien PC de Ramsay où fonctionnait un groupe électrogène. Surprises par l'avancée allemande, les troupes françaises et britanniques ont dû battre en retraite jusqu'à Dunkerque, le dos à la mer. La Royal Navy a réquisitionné tous types de bateaux et en neuf jours, 340 000 hommes sont rapatriés en Grande-Bretagne. Mais cela n'est pas suffisant : le 4 juin, 30 000 Français restés sur les plages doivent se rendre aux Allemands.

 

 

1940
28 mai

Léopold III capitule


Face à l’invasion nazie, le roi belge Léopold III est contraint de capituler sans armistice. Enfermé par les Allemands au château de Laeken, il fut totalement écarté de son gouvernement, exilé à Londres. En 1944, il sera emmené en Autriche tandis que le gouvernement rejoindra Bruxelles dès le 8 septembre. S’en suivront alors de nombreux conflits internes et politiques quant au retour du souverain. Il faudra attendre 1950 pour que le roi foule à nouveau le sol de son pays.
Voir aussi : Histoire de Bruxelles - Léopold III - Histoire de la Deuxième Guerre mondiale

   
1940
5 juin

De Gaulle nommé sous-secrétaire d’État à la Défense par Paul Reynaud


Par les contres offensives qu'il a mené à la tête de sa division cuirassée, Charles de Gaulle a prouvé la pertinence de ses thèses militaires fondées sur le mouvement de troupes et la prépondérance des chars. Paul Reynaud, alors président du Conseil, s'en souvient et appelle de Gaulle à rejoindre un gouvernement restreint et à prendre la place de sous-secrétaire à la Défense. Mais la guerre est déjà perdue pour la France et de Gaulle ne tolérera pas d'armistice avec les nazis et autres fascistes. Ainsi, face aux manoeuvres de Laval et de Pétain, il préfère traverser la Manche pour poursuivre le combat à partir de l'Angleterre.
Voir aussi : De Gaulle - Pétain - Laval - Histoire de la Deuxième Guerre mondiale

   
1940
10 juin

L’Italie entre en guerre


Bien que son armée ne soit pas tout à fait prête à entrer en guerre, l’Italie profite de la faiblesse de la France pour lui déclarer la guerre. Aux côtés de l’Allemagne nazie, avec laquelle elle a conclu le pacte d’Acier, elle fait de même vis-à-vis du Royaume-Uni. Toutefois, l’Italie cumulera les défaites militaires.
Voir aussi : Dossier histoire de l' Italie fasciste - Hitler - Mussolini - Histoire de la Deuxième Guerre mondiale

   
1940
14 juin

Les Allemands à Paris


La Wehrmacht entre dans Paris, vidé des trois-quarts de ses habitants. Le premier acte de l'occupant est d'ôter le drapeau tricolore qui flotte sur le ministère de la Marine et de dresser le drapeau à croix gammée au sommet de l'Arc de triomphe. Le 17 juin, le maréchal Pétain, qui vient d'être nommé président du Conseil, demandera l'armistice. La capitale sera libérée le 25 août 1944.
Voir aussi : Histoire de Paris - Hitler - Pétain - Histoire de la Wehrmacht - Histoire de la Deuxième Guerre mondiale

   
1940
16 juin

Pétain président du Conseil


Philippe Pétain, 84 ans, le vainqueur de Verdun et l'un des derniers maréchaux survivants de la Grande Guerre, est nommé président du Conseil, après la démission de Paul Reynaud. La moitié de la France étant occupée par les Allemands, il demande aussitôt l'armistice et installe son gouvernement à Vichy. En juillet, l'Assemblée nationale lui donnera les pleins pouvoirs. Pétain mettra alors fin à la République et instaurera, sous la devise "Travail, Famille, Patrie", un Etat nationaliste et autoritaire, dominé par les Allemands.
Voir aussi : Pétain - Histoire du Régime de Vichy - Président du conseil - Histoire de la Deuxième Guerre mondiale

   
1940
17 juin

Jean Moulin tente de se trancher la gorge


Arrêté pour s’être opposé à l’occupant, Jean Moulin est battu et emprisonné. Il refuse catégoriquement de signer un document accusant injustement de meurtre des tirailleurs sénégalais de l’armée française. Face à la pression allemande, il préfère se trancher la gorge à l’aide d’un débris de verre plutôt que de leur céder quoique ce soit et ainsi de se déshonorer. Tout de suite après avoir commis cet acte suicidaire, il est soigné et libéré.
Voir aussi : Suicide - Histoire de la Résistance - Histoire de la Gestapo - Jean Moulin - Histoire de la Deuxième Guerre mondiale

   
1940
18 juin

L'appel du 18 juin


Le général de Gaulle depuis les studios de la BBC à Londres appelle les Français à la résistance. Son message sera diffusé sur les ondes à 22 heures et rediffusée le lendemain à 16 heures. Les journaux encore libres du Sud de la France publieront le message. La veille, les auditeurs ont pu entendre à la radio nationale le maréchal Pétain annoncer que la guerre était perdue. Le 28 juin, le Général sera reconnu par Winston Churchill, Premier ministre britannique, comme le chef des Français libres.
Voir aussi : De Gaulle - Histoire de Londres - 18 juin - Appel - Histoire de la BBC - Histoire de la Deuxième Guerre mondiale

   
1940
22 juin

La France signe l'armistice


Le général Charles Huntziger, le chef de la délégation française, signe l'armistice dans la forêt de Compiègne, à Rethondes, dans le même wagon où avait été signé l'armistice allemand le 11 novembre 1918. C'est Joseph Goebbels qui a choisit l'endroit, pour effacer l'"humiliation". Cet armistice met un terme à la participation de la France au conflit et fait du nord du pays une zone sous occupation allemande.
Voir aussi : Armistice - Histoire de Rethondes - Histoire de la Deuxième Guerre mondiale

   
1940
2 juillet

Le gouvernement Pétain s'installe à Vichy


A la suite de la signature de l'armistice avec l'Allemagne le 22 juin, le gouvernement français quitte Bordeaux pour Vichy en zone libre. Installé à l'hôtel du Parc, il est tout de suite nommé "gouvernement de Vichy". Le maréchal Pétain impose une modification de la Constitution qui aboutira le 10 à la création de "l'Etat français". La nouvelle devise de la France sera "Travail, Famille, Patrie".
Voir aussi : Pétain - Gouvernement - Histoire du Régime de Vichy - Etat français - Histoire de la Deuxième Guerre mondiale

   
1940
3 juillet

La flotte française détruite à Mers-El-Kebir


L'aviation anglaise ouvre le feu à 18 heures sur les bâtiments français basés à Mers el-Kebir près d'Oran. Le cuirassé "Bretagne" est coulé, les cuirassés "Dunkerque" et "Provence" gravement endommagés. 1380 marins français trouvent la mort. L'attaque britannique survient quelques jours après la signature de la capitulation française face à l'Allemagne. Le gouvernement de Winston Churchill craignant que la flotte française ne passe aux mains du Reich propose aux forces navales françaises d'Algérie de passer sous leur autorité. L'assaut est donné après que le chef de la flotte française, l'amiral Marcel Gensoul, ait rejeté l'ultimatum du vice-amiral britannique Somerville.
Voir aussi : Bataille - Bombardement - Churchill - Flotte - Histoire de la Deuxième Guerre mondiale

   
1940
10 juillet

Pétain instaure l'Etat Français


A 14 heures, le Parlement rassemblé au Grand-Casino de Vichy vote la fin de la IIIe République, par 569 voix contre 80 et 19 abstentions. Tous les pouvoirs reviennent au Président du Conseil, le maréchal Philippe Pétain âgé de 85 ans. Il prend en charge la rédaction de la nouvelle constitution appelée "Constitution de l'Etat français". Il y est stipulé que devront être garantis "les droits du travail, de la famille et de la patrie." Pétain prend le titre de chef de l'État français et instaure un régime autoritaire. Le 12 juillet, il désignera Pierre Laval comme vice-président du Conseil et successeur. L'Etat Français s'effondrera à la libération en août 1944.
Voir aussi : Pétain - Gouvernement - Histoire du Régime de Vichy - Etat français - Histoire de la Deuxième Guerre mondiale

   
1940
7 août

Churchill reconnaît la légitimité de de Gaulle


Churchill, s'opposant ainsi à une partie de son entourage, reconnaît la pleine légitimité du Général de Gaulle et des mouvements de résistance. Autrement dit, il devient aux yeux des britanniques le véritable représentant de l'Etat français. Rooselvelt, qui n'exclut pas une coopération avec le régime Vichy et qui se méfie de la personnalité du général, sera bien moins enthousiaste. Toutefois, c'est le début d'un processus de reconnaissance et de soutient financier qui permettra à la France Libre de participer aux combats et au pays d'être considéré comme un membre des Alliés en 1945.
Voir aussi : De Gaulle - Churchill - Histoire de la Résistance - Histoire du Régime de Vichy - Histoire de la Deuxième Guerre mondiale

   
1940
7 septembre

L'Angleterrre frappée par le Blitz


Après que la RAF a réussi à bombarder Berlin, Hitler promet « Nous raserons l'Angleterre », début septembre. Quelques jours plus tard, la Luftwaffe abandonne les cibles militaires et entame ses premiers bombardements aériens intensifs sur les civils en concentrant ses attaques sur Londres. C’est le début du Blitz, étape importante de la bataille d’Angleterre : en cherchant à saper le moral des Anglais, Hitler soude en fait la population contre l’ennemi nazi. Le blitz (éclair), durera près d’un mois.
Voir aussi : Hitler - Histoire de Londres - Bombardement - Histoire de la Deuxième Guerre mondiale

   
1940
15 septembre

Arrestation de Léon Blum


Le gouvernement de Vichy fait arrêter Léon Blum. Représentant du Front Populaire, mouvement envers lequel la droite nationaliste éprouve un certain ressentiment, et opposant ouvert à Pétain puisqu’il a voté contre son accession aux pleins pouvoirs, il est emprisonné à Chazeron. Contrairement à de nombreux socialistes, il n’a pas rejoint Londres mais tente d’organiser la résistance depuis sa détention. La Cour de Riom veut le condamner pour une supposée participation à la défaite militaire de la France. Mais face à la faiblesse de l’accusation et à la rigueur de la défense, le procès est suspendu et Blum remis aux Allemands. Il sera alors déporté à Buchenwald.
Voir aussi : Pétain - Arrestation - Histoire de la Résistance - Histoire du Régime de Vichy - Histoire du SFIO - Histoire de la Deuxième Guerre mondiale

   
1940
28 octobre

L’Italie attaque les frontières de la Grèce


A l'initiative de Mussolini, les troupes italiennes commencent à envahir le territoire grec depuis l’Albanie. Toutefois, l’armée de Metaxas, au pouvoir depuis 1936, résiste de toutes ses forces et parvient à repousser les envahisseurs. Elle leur inflige de terribles défaites, éveillant l’attention des troupes allemandes. Ces dernières se rendront sur les lieux dès le mois d’avril et la Grèce finira par capituler le 23. Georges II s’exilera alors en Égypte avant de rejoindre l’Angleterre. La résistance héroïque des Grecs, auréolée de batailles dans des lieux hautement symboliques comme les Thermopyles et Athènes aura retardé les plans allemands, dont l’opération Barbarossa.
Voir aussi : Dossier histoire de l' Italie fasciste - Histoire de la Grèce indépendante - Georges II - Metaxas - Histoire de la Deuxième Guerre mondiale

   
   

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Date de dernière mise à jour : 12/07/2012