6) Une perte d'ozone localisée

Les scientifiques ont observé que la perte d'ozone n'est que d'1% par an au niveau des latitudes moyennes, à savoir au-dessus des pays pollueurs, mais est maximale au niveau des pôles, surtout en Antarctique. Pourquoi une telle disparité surtout que les pôles sont des zones peu habitées et peu polluantes ?

 

 

La faute incombe aux mouvements atmosphériques. Les CFC et autres composés bromés et halogénés sont rejetés par les industries. Ceux-ci montent dans les différentes strates atmosphériques pour atteindre la stratosphère. La circulation atmosphérique achemine ces composés vers les pôles. Mais ils se concentrent principalement au niveau du continent antarctique car le vortex polaire* -un vent circumpolaire présent entre la moyenne et la basse stratosphère pendant la nuit polaire- maintient l'air chargé de ces particules bloqué.

L'air se refroidit très rapidement du fait de l'absence de rayonnement solaire. Des nuages stratosphériques polaires se forment et les composés chlorés se dissocient sous forme de chlore. Au printemps austral (l'automne chez nous), les UV vont alors entraîner les réactions chimiques destructrices de l'ozone.

 lors de la nuit polaire, le vortex concentre les composés destructeurs de

les composés destructeurs de l'ozone au-dessus
 de L'Antarctique ©  Nasa

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Date de dernière mise à jour : 10/07/2012