Les studios de la Victorine : les origines


victorine1926 Les studios appelés à la renommée la plus grande sont ceux de la Victorine. Les créateur en sont Serge Sandberg et Louis Nalpas, producteur enrichi par ses films réalisés au Parc Liserb. Il achète en 1921, à Saint-Augustin, une propriété de 7 hectares, la Victorine, qu'il veut transformer en Hollywoodfrançais. Les grands travaux qu'il entreprend engloutissent ses fonds. Aussi se retire-t-il et les studios vivotent jusqu'en 1924. A cette date, un des plus célèbres réalisateurs américains, Rex Ingram, séduit par la région, reprend et modernise la Victorine.

francofilms Les films qu'il y tourne donnent au studio une grande réputation. Mais Ingram se retire de la gestion en 1927. A l’avènement du parlant, la Victorine, très connue, débarrassée de plusieurs concurrents, bientôt irriguée par les capitaux deGaumont, est bien placée. De nombreux metteurs en scène se pressent à Saint-Augustin dont Jean GrémillonAlexandre WolkoffJean DelannoyChristian-Jaque qui tourne des films comiques avec FernandelG.W. Pabst qui réalise Don Quichotte avec Feodor Chaliapine (1934).

fernandel La défaite de 1940 qui entraîne le reflux à Nicede nombreux cinéastes, scénaristes, comédiens et techniciens assure à la Victorineune nouvelle période brillante. Parmi les œuvres importantes alors réalisées figurent Les Visiteurs du soir de Marcel Carné(1942), L’Eternel retour de Jean Delannoy (1943), Les Petites du quai aux fleurs de Marc Allégret où Gérard Philippe fait ses débuts (1943) et surtout Les Enfants du paradis de Marcel Carné (1943), l’une des œuvres les plus célèbres de l’histoire du cinéma français.

 

Ralph SCHOR (in Dictionnaire Historique du Comté de Nice, Serre Editeur, 2002)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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