Patrimoine environnemental (jardins, collines et vallons)

Nice comporte de très anciens vestiges, la grotte préhistorique du Lazaret et un mur présumé ligure dans le jardin du Cimiez . Il existe peu d'études disponibles sur Les jardins et les espaces naturels. Le mont Boron atteint presque 200 mètres d'altitude. Dès la fin du xviiie siècle, des villes et des immeubles y sont implantés. Pendant très longtemps, arbres et arbustes y étaient interdit, pour des raisons de stratégie militaire. Il était concédé en pâturages. Avec l'annexion, cet impératif disparait et le mont Boron est reboisé à partir de 1862. Ce reboisement s'inscrit aussi dans une politique globale menée par le Second Empire. À Nice, il est mené par Prosper Demontzey. Les plantations privilégient le pin d'Alep, très adapté au manque de terre et d'eau. D'autres espèces se développent, notamment des oliviers et des caroubiers. Aujourd'hui, l'ensemble du mont Boron est soumis à des mesures de protection. Le site, de soixante hectares, est classé « Espace boisé classé ».

La colline du Château, après la destruction de ce dernier au xviiie siècle, est restée elle aussi, pendant longtemps, un terrain militaire frappé de servitude de visibilité. La roche est pratiquement à nu jusqu'en 1820. À cette date, la ville est autorisée à y réaliser un jardin public. Des plantations sont effectuées, jusqu'au milieu du xixe siècle. Le couvert arboré du parc se développe et s'enrichit d'espèces qui se sont installées spontanément. La végétation prend parfois des allures de jungle et masque la vue. Les jardins de la colline n'ont pas été réalisés selon un projet d'ensemble, mais au coup par coup et l'ensemble manque de cohérence. Différentes réalisations se sont succédé, comme la création de la cascade en 1885, l'aménagement de nouveaux accès pour les voitures (parkings), la réalisation de mosaïques en 1965. Aujourd'hui, une réflexion sur les accès au site et sur sa relation à la ville est nécessaire. La colline gagnerait à faire l'objet d'une restauration globale. La colline atteint une altitude de presque 100 mètres.

Parmi les autres collines qui entourent la ville, on peut citer Saint-Pierre-de-Féric, Pessicart, Saint-Antoine-de-Ginestière, Magnan, La Madeleine, Gairaut, Bellet ou encore le Piol. Ces collines, qui constituaient la campagnes niçoise, étaient aménagées en terrasses. On y cultivait des oliviers, des figuiers, des amandiers, des vignes, des caroubiers, puis des légumes et des fleurs (surtout des œillets) grâce au développement de l'irrigation. À partir desannées 1960, la floriculture régresse devant l'urbanisation. Les « vallons obscurs » sont des vallons très encaissés, situés dans les collines de poudingue du nord et de l'ouest de la ville. Ils abritent une floreparticulièrement originale, dont des espèces rares ou très rares. Beaucoup sont menacés par des décharges sauvages.

Il existe très peu d'études sur les jardins de Nice. Un second jardin urbain est réalisé dans les années 1860 sur un terrain marécageux, sur la rive droite du Paillon (aujourd'hui à côté du Ruhl). Les pouvoirs publics privilégient ensuite des jardins construits sur des dalles, au-dessus du Paillon. Le premier de ce type est réalisé en 1868-1869, face au Grand Hôtel. C'est l'actuel square Masséna. La seconde grande opération de ce type est liée à la construction du Casino municipal, dans lesannées 1880. Les travaux prennent dix ans. En 1893, la place Masséna est reliée à la mer par un grand jardin sur dalle, l'actuel jardin Albert Ier. Il est agrémenté par la fontaine des Phocéens dite des Tritons (classée monument historique le 25 août 1920) et d'une grotte en 1894. Le théâtre de verdure est réalisé en 1946.

                                                                                  

                                                                                     Le parc Vigier près du port


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