Jacques Deschamps

 

Jacques Deschamps est un comédien français, né le 14 août 1931 à Montpellier (Hérault) et mort le 6 septembre 2001 à Pontoise (Val-d'Oise).


Spécialisé dans le doublage, il a notamment prêté sa voix à Clint Eastwood*, Steve MacQueen*, Ugo Tognazzi* et Nino Manfredi* au cinéma, mais aussi au roi Triton dans La Petite Sirène, ainsi qu'à Robert Stack* dans la série télévisée Les Incorruptibles.

 

 

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Au tout début des années 50, après être passé par Toulouse où il a obtenu deux premiers prix de comédie au Conservatoire, il vient ensuite à Paris. Là, il va commencer à faire du théâtre et des dramatiques radio et découvrir le doublage.


C'est à partir de 1955 qu'il commence à faire du doublage. Il prête sa voix à l'acteur américain José Ferrer dans Ange ou démon (1955), sous la direction artistique de Serge Luguen pour Universal. Dans l'interview accordée à Stéphane Lerouge dans Génération séries (07/98), il avoue qu'il a rencontré quelques difficultés à ses débuts : " A l'époque, on ne doublait pas avec une bande-rythmo mais avec un texte sur un pupitre, face à l'écran. Il fallait donc apprendre son dialogue et le jouer, tout en se concentrant sur l'image. "


En 1963, il va croiser le chemin d'Eliot Ness, puisqu'il va être la voix française de Robert Stack dans la célèbre série Les Incorruptibles. C'est son ami Serge Luguen, désormais chez Jean-Paul Blondeau Productions, qui l'a choisi pour ce rôle marquant.

Autre belle rencontre à l'écran, celle avec Clint Eastwood, puisqu'il va le doubler pour la Société Parisienne de Sonorisation (S.P.S.) dans des westerns-spaghetti tels que Et pour quelques dollars de plus (1966) et Le Bon, la brute, le truand (1968).

Il a prêté sa voix aussi à Steve McQueen dans La Canonnière du Yang-Tsé (1966), en remplacement de Jacques Thébault.

Dans les années 70, il va doubler Richard Anderson (Oscar Goldman) dans L'Homme qui valait trois milliard, Dan Frazer dans Kojak, etc... C'est durant cette décennie qu'il va diriger le doublage d'un bon nombre d'épisodes de Columbo, et ainsi d'avoir eu l'excellente idée d'attribuer le rôle du célèbre inspecteur à l'imperméable usé à Serge Sauvion.

Au grand écran, on a aperçu Jacques Deschamps dans Le Samouraï (1967) de Jean-Pierre Melville, qui était précisément un fan des Incorruptibles.

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Date de dernière mise à jour : 24/06/2012