Projet de barrage de Belo Monte

Le projet de barrage de Belo Monte est un projet de barrage hydroélectrique sur la rivière Xingu dans l’État du Pará au Brésil. La capacité maximale prévue de la centrale hydroélectrique est de 11 233 mégawatts (MW) via 72 turbines, ce qui en fera le deuxième complexe hydroélectrique du Brésil, et le troisième dans le monde derrière le barrage des Trois Gorges en Chine et le barrage d’Itaipu entre le Brésil et le Paraguay. Cependant la production électrique moyenne devrait être de 4 462 MW. L’électricité du barrage servira vraisemblablement à l’extraction de bauxite à partir de gisements dans l’État du Pará et à sa transformation en aluminium. L’opposition au projet a eu et a encore une forte médiatisation incarnée par le chef indien Raoni Metuktire, le chanteur Sting, ou encore le réalisateur James Cameron, réalisateur du film Avatar.

Le projet est vivement critiqué par les populations autochtones et de nombreuses organisations environnementales au Brésil. Il aurait un rendement limité à 10 % de l’énergie électrique brésilienne avec un impact considérable sur l’environnement entrainant une réduction importante de la biodiversité et la destruction d’espèces rares et l’engloutissement du territoire de tribus indiennes qui obligerait à déplacer plus de 25 000 indigènes, principalement des municipalités d’Altamira et de Vitoria do Xingu en raison d’un réservoir de 6 140 km2. Le coût de cet aménagement hydraulique est estimé entre 11 et 16 milliards de dollars. Le projet devrait employer durant la construction environ 18 000 personnes de manière directe et 80 000 de manière indirecte ; après la construction, le nombre d’emplois permanents ne serait que de 2 000. L’appel d’offre du projet a été remporté par Norte Energia, une filiale à 49 % d’Eletrobras.

Le projet a été suspendu pour inconstitutionnalité au regard des dispositions nationales protégeant les territoires des indiens amazoniens au mois d’avril 2010 par une décision judiciaire immédiatement annulée en appel le jour-même. Le 1er juin 2011, Curt Trennepohl président de l’institut brésilien de l’environnement (IBAMA) a donné son feu vert à la construction du barrage.

Selon diverses organisations environnementales, les Kayapos seront les premières victimes de la construction de ce barrage. Une pétition est mise en ligne sur le site officiel du chef Raoni. En août 2011, 100 000 signatures ont été rassemblées.

 


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