Espèces Disparues

 

                   Espèces que les scientifiques pourraient ressusciter

 

       reconstitution du dodo.
 
Reconstitution du dodo. ©  Christian Guthier
 

 

Période d'extinction : en 1690

Ramener à la vie le célèbre oiseau est dans les projets de certains scientifiques.

En 2002, des généticiens de l'université d'Oxford ont eu le privilège de prélever

l'ADN mitochondrial présent dans un os de doigt de pied d'un des spécimens les plus protégés du Muséum d'histoire naturelle, le dodo.

Ce fragment d'ADN récolté ne suffit pas à reconstituer le génome de l'animal disparu mais les chercheurs ne perdent pas espoir de trouver une trace existante de ce patrimoine génétique. Les pigeons serviront d'hôte à un éventuel embryon de leur illustre ancêtre.

   

Doux comme un agneau

 
         dessin d'un tigre à dents de sabre.
 
Dessin d'un tigre à dents de sabre. ©  Libre de droit
 

 

Période d'extinction : il y a 10 000 ans

Cette espèce de tigre est reconnaissable à ses deux incroyables canines proéminentes. Dans les dépôts de goudron de la Brea à Los Angeles, les scientifiques ont retrouvé des dents extrêmement bien conservées.

Celles-ci contiennent l'ADN de l'animal disparu.

A partir de ce matériel génétique, les chercheurs pourraient redonner vie à cette espèce en l'injectant dans un ovule de donneur, à savoir d'une femelle lion dont l'espèce est la plus proche du smilodon.

Malheureusement, le goudron où se trouvent les dents fossilisées rend l'extraction de l'ADN extrêmement délicate.

Les scientifiques comptent, alors, sur l'existence de spécimens beaucoup mieux conservés dans le permafrost, partie du sol qui est gelée toute l'année.

Ils pourront prélever de l'ADN pour obtenir le génome du tigre aux dents de sabre.

   

Retour vers le passé

 
reconstitution de l'homme de néandertal.
 
Reconstitution de l'homme de Néandertal. ©  Jacob Enos
 

 

Période d'extinction : il y a 25 000 ans

"Le temps d'avoir un génome de qualité suffisante comparable à celui du chimpanzé, il nous faudrait minimum deux ans de recherche supplémentaire" explique Svante Pääbo à nos confrères américains du "Newscientist".

Lui et ses collègues du département d'Anthropologie et Evolution de l'Institut Max Planck à Leipzig en Allemagnes'intéressent au génome de l'homme de Neandertal, non pas pour le cloner, mais pour comprendre l'évolution génétique qui s'est opérée entre nous et notre ancêtre.


Certains scientifiques zélés ou bien en quête de célébrité pourraient y voir l'opportunité de redonner vie à cette espèce disparue.

   

Un ours mal léché

 
maquette de l'ours à face courte
 
Maquette de l'ours à face courte ©  Sean Cooper
 

 

Période d'extinction : il y a 11 000 ans

Imaginez un ours trois fois plus grand que le grand ours blanc lorsqu'il se tient sur ses pattes arrière et un poids atteignant une tonne.

Et bien, voici à quoi ressemblerait l'ours à face courte ou Arctodus simus si les scientifiques se lançaient dans sa renaissance.

Petit point non négligeable : où se trouve la séquence ADN ? Les chercheurs émettent l'hypothèse d'en dénicher dans le permafrost.

Quel hôte pour abriter ce patrimoine génétique ? L'ours à lunette d'Amérique du Sud serait le plus apte génétiquement mais les chercheurs estiment qu'il ferait un mauvais substitut car celui-ci ne fait que le dixième du poids de l'ours à face courte.

Donc pas de risque de voir un ours d'une tonne dans les parages.

   

Des hôtes en voie d'extinction

 
   dessin du rhinocéros laineux.
 
Dessin du rhinocéros laineux. ©  Libre de droit
 

 

Période d'extinction : il y a 10 000 ans

A priori, ramener à la vie une telle espèce semble possible

car il existe, comme pour le mammouth, de nombreux restes de poils ,de cornes et de sabots riches en ADN.

Pour récolter les gènes du rhinocéros laineux, les scientifiques éliminent toute tracde bactéries et de champignons dont l'ADN peut polluer le génominitial.

Pour ça shampoing et décoloration des échantillons sontindispensables.

Un travail titanesque.

Même si les techniques progressent il n'empêche que les généticiens sont confrontés à un problème.

Quel hôte pour l'embryon ? Les espèces actuelles de rhinocéros sont déjà menacées d'extinction.

   

Mammouth : un retour à la vie de taille

 
     représentation de mammouths laineux.
 
Représentation de mammouths laineux. ©  Libre de droit
 

 

Période d'extinction : il y a 10 000 ans

Novembre 2008, une équipe américaine annonçaitle séquençage de 70% du génome du mammouthlaineux. 

Les scientifiques ont pu reconstituer une partie de ce patrimoine génétique à partir  de fragments de poils émanant de 10 mammouths laineux.

Mais il s'agissait seulement d'ADN mitochondrial.

Ils ont pu trouver l'ADN nucléaire dans des poils vendus légalement par

un Russe sur le site eBay.

Véridique !

Cette analyse génétique permet plus de comprendre les distinctions entre les mammouths et les éléphants et surtout de déterminer ce qui est à l'origine de leur extinction. 

   

Une renaissance quasi impossible

 
 
 
 
dessin du paresseux génat, le mégathériium.
  Dessin du paresseux génat, le mégathériium.©  Libre de droit

 

 

 Période d'extinction : il y a 7 700 ans

Les amoureux de la chasse ne commencez pas à dégainer

votre fusil à la recherche de cette espèce du Pléistocène,

elle est éteinte et a peu de chance de refaire surface. Cet

animal plus proche d'un cerf que d'un élan, mesurait

2 mètres au garrot et faisait 4 mètres de long.

Même si les généticiens parvenaient à isoler son patrimoine

génétique et à reconstituer son génome, il n'existe

pas l'hôte capable de porter à terme l'embryon


Beau comme un diable

 
       photographie du tigre de tasmanie.
 
Photographie du tigre de Tasmanie. ©  Libre de droit
 

 

Période d'extinction : depuis 1936

Juin 2008, des scientifiques australiens et américainsont réussi à implanter dans une souris, un gène du tigre de Tasmanie, un marsupial maintenant éteint.

S'ils ont réussi pour un gène, il est possible d'imaginer qu'ilspuissent le faire pour le génome entier.

Il existe des fragments de tissus conservés où l'ADN estde très bonne qualité.

Les scientifiques peuvent l'incorporerchez un hôte.

Le tigre de Tasmanie est l'animal le plus facile à faire renaître car la gestation ne dure que quelques semaines et le placenta se forme en peu de temps.

Par conséquent, il existe moins de risque d'incompatibilité entre l'embryon et la mère hôte.

Le diable de Tasmanie semble être le parfait candidat. 

   

Un tatou géant

 
dessin du glyptodon
 
Dessin du glyptodon ©  Pavel Rhia
 

 

Période d'extinction : il y a 11 000 ans

Cet immense tatou, de taille comparable à la New Beetle® de Wolkswagen, aura beaucoup de mal à fouler à nouveau les lointaines contrées sud-américaines.

Pourquoi ?Les scientifiques doivent trouver des fragments d'ADN bien conservés et utilisables dans une grotte bien froide et sèche.

 Il faut un hôte pour porter l'embryon. Mais celui-ci nécessite un "parent" de grande taille ; aucune espèce de tatou existante ne serait suffisamment grosse pour mener à terme la gestation.

   

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Date de dernière mise à jour : 05/07/2012