Comment le monde a changé en 10 ans

                          Comment le monde a changé en 10 ans

 

 

evolution du trou dans la couche d'ozone au-dessus de l'antarctique.
 
Evolution du trou dans la couche d'ozone au-dessus de l'Antarctique.
©  NASA

La couche d'ozone 

Dès les années 70, les scientifiques constatent que la couche d'ozone stratosphérique, chargée de protéger les organismes vivants des impacts néfastes des rayons UV, diminue à vue d'œil en profondeurlargeur mais également en , juste au-dessus du continent gelé, l'Antarctique.

Depuis 1979, le Total Ozone Mapping Spectrometer (TOMS) puis the Royal Netherlands Meteorological Institute (KNMI)  Ozone Monitoring Spectrometer enregistrent les variations de ce "trou" d'ozone.

La déperdition maximale est atteinte en 2006, depuis la situation tend à se stabiliser. Les activités humaines sont fortement responsables de cet état préoccupant de l'ozone. L'émission de chlorofluorocarbures depuis les années 30 a détruit en grande partie cette couche stratosphérique.

   

La déforestation en Amazonie

Ces deux images montrent l'étendue de la déforestation en Amazonie et plus particulièrement dans l'état de Rondônia,  dans l'ouest brésilien. En l'espace de 10 ans, de nombreuses arrêtes ont littéralement envahi la forêt tropicale de cette région. Pour la plupart, ces énormes balafres sont totalement illégales.

Résultat, en trente ans 208 000 km² ont disparu, détruisant l'habitat de nombreuses espèces et appauvrissant au passage les sols. Cela correspond à la superficie de l'état américain du Kansas.

Le commerce du bois mais aussi les besoins de parcelles pour la culture agricole et l'urbanisation ont eu raison des forêts tropicales terrestres. Amériques Afrique, Indonésie et Asie du sud-est sont littéralement vidées de leurs poumons verts afin de satisfaire les besoins d'une population mondiale toujours en expansion.

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La déforestationn en Amazonie s'est terriblement accentuée en l'espace de 10 ans. ©  NASA
 
   
les images parlent d'elles-mêmes sur le devenir de cette mer fermée d'asie
 
Les images parlent d'elles-mêmes sur le devenir de cette mer fermée d'Asie centrale. ©  NASA

La mer d'Aral agonise

Elle incarne malheureusement la folie de l'homme et surtout les effets dévastateurs des besoins agricoles. La quatrième mer du monde a fait les frais de la déviation de deux de ses principaux affluents dans le but d'irriguer essentiellement des champs de coton dans la région aride de l'Asie centrale.

Dès les années 60, l'Union soviétique utilise cet apport d'eau douce des montagnes pour leurs cultures. Résultat : 40 ans plus tard, une catastrophe écologique majeure est en train de se produire. Les images (qui ont commencé seulement en 2000) révèlent l'étendue des dégâts. La mer d'Aral disparaît, anéantissant au passage toutes les civilisations vivant aux alentours grâce à la pêche.

Pour tenter de sauver le peu qui peut l'être, le Kazakhstan a construit en 2005 un barrage entre le nord et le sud de la mer. Objectif : sauver le nord de la mer d'Aral par l'apport d'eau douce via le fleuve Syrdar'ya. En un an, les scientifiques ont observé une hausse significative du niveau de l'eau dans cette région.

   

Les glaces de l'Antarctique

Pour voir l'ampleur des répercussions du réchauffement climatique sur les glaces de l'Antarctique, des missions scientifiques ont été lancées dont celle de radiographier le continent gelé en septembre et en février de chaque année, respectivement les périodes de glaces maximale et minimale.

Depuis 10 ans, les données récoltées montrent sensiblement une stabilisation de la couche  glaciaire mais à y regarder de plus près, on constate que certaines zones de l'océan glacé sont plus ou moins touchées par une perte de glaces. La mer Ross (tout en bas de l'image) ainsi que la mer Amundsen (en bas, à gauche) affichent une baisse significative de formation de glaces. Les signes du réchauffement climatique.

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 Alerte à la fonte des glaces

les scientifiques s'alarment de la fonte rapide des glaces de l'antarctique.
 
Les scientifiques s'alarment de la fonte rapide des glaces de l'Antarctique. ©  Nasa
   
la sécheresse a eu des effets dévastateurs sur le niveau des eaux du lac powell
 
La sécheresse a eu des effets dévastateurs sur le niveau des eaux du lac Powell aux Etats-Unis. ©  NASA

Le lac Powell

Deuxième plus grand lac artificiel des Etats-Unis 300 km de long avec ses, le lac Powell a été construit dans les années 60 grâce à l'édification du barrage de Glen Canyon. Depuis 1963, le lac se remplit petit à petit et peut atteindre la profondeur de 150 mètres.

Mais au début du XXIe siècle, une terrible sécheresse s'est abattue sur la région provoquant une baisse de 17 mètres du niveau de l'eau du lac. Les images prises par le satellite de la NASA Landsat 5 montre bien le nord-est du lac, au carrefour du barrage et du fleuve Colorado. On observe bien une diminution significative de la hauteur d'eau entre les deux clichés.

   

Les marais en Irak

Longtemps les marais en Irak ont été sujets à des moyens de rétorsion envers les populations dissidentes au régime de Saddam Hussein. De nombreuses digues et canaux drainaient les eaux du Tigre et de l'Euphrate dans certaines régions proches de la frontière Iran-Irak.

2003 signe la chute du règne du dictateur. Les Irakiens détruisent toutes les digues provoquant l'inondation de nombreux marais. Les marais retrouvent un écosystème et une végétation luxuriante nécessaires à la survie des populations. En 2006, un programme environnemental des Nations Unis indique que 58% des marais ont été restaurés.

Pourtant l'image prise par le satellite MODIS en 2009 révèle l'assèchement de nombreux marais, conséquences d'une forte sécheresse mais aussi de la construction de barrages.

evolution des marais en mesopotamie (irak).
 
Evolution des marais en Mesopotamie (Irak). ©  NASA
   
les glaces arctiques subissent le même sort que celles de l'antarctique et
 
Les glaces arctiques subissent le même sort que celles de l'Antarctique et réduisent à vue d'œil. ©  NASA

Fonte de la banquise

Le même constat se dresse en Arctique qu'en Antarctique. Depuis 2000, une batterie d'observations satellitaires permet de voir les variations de l'étendue et de l'épaisseur de la glace en septembre et en mars. Depuis 10 ans, la quantité de glace diminue de plus en plus surtout pendant l'été.

L'Arctique connaît certes des cycles de variations naturels mais dans ce cas précis, l'effet de serre du à l'émission de gaz tels que le CO2 est directement responsable de l'amplification et surtout de l'aggravation de la fonte des glaces dans cette région.

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Urbanisation de Dubaï

Les images prises par le satellite ASTER parlent d'elles-mêmes. En moins de dix ans, ce petit coin des Emirats Arabes Unis qu'est Dubaï a littéralement reconstruit à sa façon les côtes le long du Golfe Persique. Afin d'accueillir les nombreux touristes mais aussi les investisseurs et les multimillionnaires de la planète, les responsables politiques n'ont pas hésité à entreprendre des travaux colossaux et à créer des îles entières sur la mer, à l'image de ces îles palmiers qui abritent des villas de luxe.

La couleur rouge des images représente la végétation ; le marron, le sol sableux ; en gris et en bleu clair, les constructions et les immeubles ; enfin en bleu foncé, la mer.

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en moins de 10 ans, dubaï s'est considérablement développée et a même colonisé
 
En moins de 10 ans, Dubaï s'est considérablement développée et a même colonisé la mer. ©  NASA
   
sans la biosphère, la vie sur terre serait impossible et celle-ci est soumise à
 
Sans la biosphère, la vie sur Terre serait impossible et celle-ci est soumise à de fortes pressions. ©  NASA

Répartition de la biosphère

Les cartes indiquent la répartition de la chlorophylle dans les océans du monde, ainsi que la densité de la végétation sur les continents.

La chlorophylle présente dans les océans est due au phytoplancton, des petites algues chargées d'apporter de l'oxygène via la photosynthèse. La concentration de ces organismes est maximale dans les eaux froides aux pôles mais également dans les zones de courants froids près de l'équateur et le long des côtes des continents. Ces courants venant des profondeurs, les upwellings,  amènent des nutriments à la surface indispensables à la croissance des micro-organismes comme les algues. En l'espace de 10 ans, les variations des teneurs en chlorophylle des océans ont peu varié car l'apport en nutriments, en eau, en lumière et en température ont peu changé au cours du temps.

Ce qui n'est pas le cas de la répartition de la végétation continentale. Certaines zones ont connu de grands changements en apport d'eau et en températures. C'est le cas du Sahel, de l'Australie, des steppes de l'Asie centrale. La modification des paramètres influe directement sur la croissance des plantes.

   

Les cycles solaires

Le satellite Solar and Heliospheric Observatory (SOHO) révèle des images absolument incroyables du Soleil en lumière ultraviolette. Sa mission est d'étudier, la structure interne de l'astre la chaleur de son atmosphère mais aussi les origines des vents solaires...

En moyenne, un cycle solaire dure 11 ans mais il peut varier entre 8 et 15 ans. Ces deux clichés montrent les variations d'activités du Soleil. En 2000, de nombreuses explosions se produisent à sa surface et dépassent même l'atmosphère sous forme de gerbes. Ce sont elles qui sont sources de vents solaires. Par contre en 2009, l'astre est entré dans une vague d'accalmie.

Ces changements d'activité ne sont pas sans conséquence pour la Terre. Pendant les phases d'explosions ou d'intenses activités magnétiques, les températures augmentent sensiblement sur notre planète. A l'inverse, lors de périodes solaires très calmes, les températures terrestres ont tendance à diminuer. 

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10 ans plus tôt, le soleil montrait une activité plus intense à sa surface que
 
10 ans plus tôt, le Soleil montrait une activité plus intense à sa surface que maintenant. ©  NASA
   
   
   
   
   
   
   

 

evolution du trou dans la couche d'ozone au-dessus de l'antarctique.
 

La couche d'ozone 

Dès les années 70, les scientifiques constatent que la couche d'ozone stratosphérique, chargée de protéger les organismes vivants des impacts néfastes des rayons UV, diminue à vue d'œil en profondeurlargeur mais également en , juste au-dessus du continent gelé, l'Antarctique.

Depuis 1979, le Total Ozone Mapping Spectrometer (TOMS) puis the Royal Netherlands Meteorological Institute (KNMI)  Ozone Monitoring Spectrometer enregistrent les variations de ce "trou" d'ozone.

La déperdition maximale est atteinte en 2006, depuis la situation tend à se stabiliser. Les activités humaines sont fortement responsables de cet état préoccupant de l'ozone. L'émission de chlorofluorocarbures depuis les années 30 a détruit en grande partie cette couche stratosphérique.

 

 
 

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Date de dernière mise à jour : 04/07/2012