Echouage du Costa Concordia en Italie

 

 

Echouage d'un paquebot en Italie: 3 morts dont 2 Français

L'échouage sur un rocher d'un navire de croisière près d'une île de la Toscane, en Italie, a fait trois morts dont deux Français et 14 blessés a indiqué le préfet de Grossetto, Giuseppe Linardi, aux médias italiens.

 

70 personnes seraient toujours portées disparues

"Il y a 3 morts certifiés", a indiqué le préfet de cette ville, en expliquant l'annonce dans les heures précédentes de bilans plus lourds --certains médias ayant parlé de huit morts-- par les difficultés dans l'organisation des secours.

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L'échouage sur un rocher d'un navire de croisière près d'une île de la Toscane, en Italie, a fait trois morts et 14 blessés, au lieu d'un précédent bilan des secours parlant de six morts, a indiqué le préfet de Grossetto, Giuseppe Linardi, aux médias italiens.

"Il y a 3 morts certifiés", a indiqué le préfet de cette ville, en expliquant l'annonce dans les heures précédentes de bilans plus lourds --certains médias ayant parlé de huit morts-- par les difficultés dans l'organisation des secours.

L'évacuation des passagers et membres d'équipage par les garde-côtes se poursuivait à 02H30 GMT, selon les médias italiens. Selon le quotidien Il Messaggero, huit personnes ont péri et plusieurs étaient portées disparues. Une trentaine d'autres ont été blessées, certaines grièvement.

Le maire de la localité où le Costa Concordia s'est échoué a dit craindre que le bilan ne s'alourdisse car les opérations d'évacuation des derniers passagers et membres d'équipage encore à bord rencontraient des difficultés, selon l'agence italienne ANSA.

Le Costa Concordia, qui effectuait une croisière en Méditerranée, s'est échoué vendredi soir sur un banc de sable près de l'île de Giglio dans le sud de la Toscane, obligeant les garde-côtes à évacuer ses 4.231 occupants. Le navire comptait un millier de passagers italiens, environ 500 Allemands et 460 Français, selon l'armateur qui n'a pas donné d'autres détails sur les nationalités représentées à bord. Selon le préfet de la province de Grosseto, Giuseppe Linardi, quelque 200 personnes étaient toujours à bord à 02H30 (01H30 GMT).

Plus tôt, l'armateur du paquebot avait indiqué que la phase d'évacuation était "presque terminée" et avait souligné "que pour le moment il n'était pas possible de définir les causes du problème" apparu sur le navire. "Vers 20H00 (19H00 GMT) le Costa Concordia, long de 290 mètres, a commencé à prendre l'eau et s'est incliné d'environ 20 degrés, ont indiqué les garde-côtes, ajoutant que la plupart des occupants avaient quitté le navire à bord de chaloupes de sauvetage.

Luciano Castro, un témoin, a indiqué par téléphone à l'agence Ansa que vers 21H30 (20H30 GMT), les passagers étaient "en train de dîner quand la lumière a été coupée, un coup puis un grondement ont retenti et les couverts sont tombés par terre". Selon ce témoin, une femme enceinte s'est mise à crier et des enfants à pleurer. Quand la lumière est revenue, le commandant a annoncé une panne du générateur électrique et promis une réparation rapide. Mais des passagers se sont aperçus que le navire penchait sur un côté, avant que l'équipage n'invite tout le monde à endosser les gilets de sauvetage et à se regrouper sur le pont devant les chaloupes.

Ensuite l'ordre a été donné de quitter le navire:

sept brèves sonneries et une longue, selon le témoin.

Une autre passagère, Mara Parmegiani, a décrit des "scènes dignes du Titanic", avec une bousculade parmi les évacués, des cris et des pleurs. Des passagers, pressés de monter dans les canots de sauvetage, sont tombés à la mer, selon des témoins. L'une d'elles, un septuagénaire tombé dans les eaux froides de la mer tyrrhénienne, est décédée d'hydrocution. Des unités des garde-côtes et d'autres bateaux notamment les ferries entre la côte toscane et l'île de Giglio se sont rendus dans la zone pour participer à l'évacuation des passagers et de l'équipage.

Le maire de Giglio s'affairait de son côté à préparer sa petite île à l'accueil des naufragés.

"Nous essayons de les installer où nous le pouvons, dans des écoles, des garderies, des hôtels, n'importe où sous un toit", a déclaré Sergio Ortelli précisant que certains passagers passeraient la nuit dans l'église de la commune. L'armateur Costa Crociere a précisé dans un communiqué que le bateau transportait 3.200 passagers et un millier de membres d'équipage et que le navire était parti "de Savone pour une croisière en Méditerranée, avec des escales prévues à Civitavecchia, Palerme, Cagliari, Palma de Majorque, Barcelone et Marseille.

Le navire venait de quitter le port de Civitavecchia, près de Rome, lorsqu'il a rencontré des difficultés.

Des unités des garde-côtes et d'autres bateaux notamment des ferries assurant la liaison entre la côte toscane etl'île de Giglio se sont aussitôt rendus dans la zone pour participer à l'évacuation des passagers et de l'équipage.

De hélicoptères équipés de puissants projecteurs survolaient également les lieux.

Les secours sont coordonnés par la capitainerie du port de Santo Stefano et les carabiniers.

 

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Le naufrage du Costa Concordia en images

 

Des rescapés français du paquebot italien secourus à La Scoperta sur l'A8

Une partie des croisièristes français qui étaient à bord du paquebot Costa Concordia échoué en Italie ont été rapatriées à La Scoperta sur l'autoroute A8.

Une cellule psychologique a été mise en place sur l'aire de repos située à La Turbie.

Plusieurs dizaines d'ambulances azuréennes ont été envoyées sur place pour prendre en charge les rescapés.

Plus de 400 Français étaient à bord du paquebot qui a fait naufrage. Le bilan fait état pour l'heure de trois morts, dont deux ressortissants français.


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les trois morts sont deux touristes français et un membre d'équipage péruvien

 

Les trois personnes mortes, apparemment par noyade, dans le naufrage dans la nuit de vendredi à samedi d'un navire de croisière près de l'île toscane du Giglio sont deux touristes français, ont indiqué des sources françaises à l'AFP, ainsi qu'un membre d'équipage péruvien, selon les autorités locales.

"Les familles des deux personnes françaises ont été contactées", a-t-on ajouté de sources diplomatiques françaises à Rome sans donner d'éléments sur leur identité.

Samedi matin, l'ambassadeur de France à Rome Alain Le Roy avait fait état auprès de l'AFP de trois blessés légers parmi les 460 touristes français à bord en ajoutant qu'"une femme disait que son mari, âgé de 70 ans, était tombé à l'eau".

Les corps des trois personnes décédées se trouvent à la morgue d'Orbetello, ville située en face de l'île de Giglio, et le parquet a décidé leur autopsie, selon les autorités. Le préfet de la zone a donné un bilan de "trois morts confirmés", sans exclure des disparus. Des sources sanitaires ont aussi comptabilisé une quarantaine de blessés dont deux graves.

Le préfet de Grossetto, Giuseppe Linardi, qui avait indiqué plus tôt dans l'après-midi qu'environ 70 personnes "manquaient à l'appel", a souligné que ce chiffre "évoluait de façon continue et est en baisse constante". Par exemple, a-t-il dit aux journalistes, "quatre Américains ont été retrouvés, ils étaient hébergés sur l'île du Giglio par une personne qui les avait secourus".

Il a indiqué que les autorités continuent de croiser les listes des passagers et membres d'équipage avec celles des secours pour "retrouver toutes les personnes répertoriées". Selon lui, "la générosité des habitants du Giglio a été grande et on doit donc faire une recherche en faisant du porte à porte".

 

 

Un rescapé du naufrage: "le commandant à terre alors que des gens sautaient à l'eau"

 

David, un fonctionnaire de police de 34 ans, était un passager de Costa Concordia.

Le paquebot a chaviré vendredi soir au large de la Toscane, près de la petite île du Giglio, avec à son bord 4 229 personnes dont 462 Français. Cinq personnes ont péri (dont deux Français) et une vingtaine est toujours portée disparue.

Le policier nous livre un long témoignage sur la catastrophe, les opérations de secours et la panique à bord. Le rescapé affirme notamment avoir vu le commandant du paquebot sur la terre ferme alors que tous les passagers n'avaient pas été évacués et que certains se jetaient encore à l'eau pour tenter de se sauver.

 

 

 

 

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Le commandant du paquebot, Francesco Schettino, a affirmé, hier soir, qu'il naviguait « en rythme de croisière [lorsqu'il a]heurté un éperon rocheux. Selon la carte nautique, il y aurait dû avoir suffisamment d'eau en dessous de nous. »

 

 
 
  Les Rescapés Français Témoingnent  
   

course contre la montre pour retrouver des survivants

 

Naufrage du Costa Concordia: course contre la montre pour retrouver des survivants

 

Pompiers, garde-côtes et marine militaire étaient lancés dans une course contre la montre pour retrouver des survivants du naufrage du navire de croisière Costa Concordia, près d'une île toscane, après avoir sauvé trois rescapés et ramené le nombre de disparus à 17.

Le bilan officiel reste pour le moment de trois morts et d'une quarantaine de blessés.

Le Costa Concordia, un navire de luxe de quelque 300 mètres de long, propriété de l'italien Costa Croisières - filiale du numéro un mondial de la croisière, l'américain Carnival - a fait naufrage vendredi soir après avoir heurté un rocher vers 20H30 GMT.

Il avait alors à son bord 4.229 occupants dont plus de 3.200 touristes de 60 nationalités différentes et un millier de membres d'équipage.

Après un jeune couple sud-coréen en lune de miel extrait dans la nuit de sa cabine, un troisième rescapé, le commissaire de bord Marrico Giampietroni, a été trouvé dans l'épave qui gît semi-immergée, à une trentaine de mètres de la rive.

Par ailleurs, le président de la région Toscane Enrico Rossi a indiqué à l'AFP que "des recoupements et contrôles ont permis de réduire le nombre de disparus à 17, 11 passagers et 6 membres d'équipage", alors que les secours parlaient jusque là de 34 à 36 personnes encore à localiser.

Dimanche, en plus des trois rescapés, deux Japonais qui avaient échappé au processus d'identification de samedi, se sont manifestés à Rome.

Selon le préfet local Giuseppe Linardi, les recoupements entre la liste des occupants du bateau et celle des sauveteurs qui ont accueilli toute la journée de samedi la majorité des évacués sous une tente dans le port de Santo Stefano, sont "complexes". "Il y a beaucoup d'étrangers et il est possible que des noms aient été mal retranscrits", a-t-il dit.

Des sources de l'ambassade colombienne ont indiqué à l'AFP qu'il y avait "10 à 15 membres d'équipage colombiens et qu'ils vont tous bien, ils sont dans un hôtel à Grossetto". "Le consulat s'active pour leur fournir de nouveaux papiers d'identité car ils ont tout perdu", ont indiqué les sources.

Depuis Londres, le secrétaire aux Affaires étrangères William Hague a indiqué que les 35 Britanniques qui se trouvaient sur le bateau, 23 passagers et 12 membres d'équipage "ont été recensés et en bonne santé". Même chose pour les 566 passagers allemands dont une dizaine ont brièvement reçu des soins dans des hôpitaux italiens, selon un porte-parole de Costa en Allemagne, qui a précisé qu'ils avaient en moyenne entre 45 et 65 ans.

Selon le Département d'Etat américain, "il y avait 126 Américains à bord et il n'y a pas eu d'informations sur d'éventuels blessés".

Les plus de 4.000 rescapés ont été transférés samedi du Giglio vers le port de Santo Stefano puis rapatriés pour la plupart vers leurs villes d'origine en Italie et à l'étranger.

Des plongeurs spécialisés en spéléologie des pompiers et de la marine militaire poursuivaient leur exploration de l'épave dimanche, aidés par une météo clémente.

Luca Cari, porte-parole des pompiers, a expliqué à l'AFP que les recherches sur l'épave du Costa Concordia sont rendues difficiles par la très forte inclinaison du paquebot couché sur un flanc à 90 degrés et semi-immergé. Toute une série d'obstacles bloquent leur passage: portes fermées, escaliers brisés et éléments d'ameublement entassés.

En attendant de trouver d'autres rescapés, la polémique sur le naufrage, qualifié par la presse italienne de "Croisière de la mort" (Repubblica) et comparé au "Titanic" (Il Messagero), enflait autour des responsabilités du commandant, incarcéré samedi pour homicide multiple et abandon de navire, et de la désorganisation de l'évacuation.

Le procureur en chef de Grossetto, Francesco Verusio, a confirmé dimanche à l'antenne de la télévision SkyTG24 que le commandant Francesco Schettino a quitté le paquebot "bien avant que tous les passagers soient évacués", ajoutant que "la route suivie par le navire n'était pas la bonne".

Selon certains médias italiens, le commandant a été retrouvé, exténué, sur le rivage vers 23H40 (22H40 GMT) alors que les derniers passagers ont été évacués vers 5H00 GMT, selon les pompiers.

De nombreux témoins ainsi que les garde-côtes ont souligné aussi que le navire naviguait trop près des côtes de la petite l'île de Giglio , située en face du littoral du sud de la Toscane. Selon certains, il effectuait une sorte de parade surnommé l'"inchino", la révérence, toutes lumières allumées et à grand renfort de sirènes pour saluer les 800 habitants du Giglio.

La boîte noire indiquant la trajectoire suivie a été trouvée dimanche et devrait permettre de faire la lumière sur ce point.

D'après le procureur de  Grossetto, le commandant "s'est approché de manière très maladroite de l'île de Giglio, a heurté un rocher qui s'est encastré dans le flanc gauche, faisant s'incliner (le navire) et embarquer énormément d'eau en l'espace de deux, trois minutes".

Selon les éléments recueillis, le commandant a alors manoeuvré de manière à rapprocher le navire du petit port de l'île, venant s'échouer à une cinquantaine de mètres du rivage.

 

 

 

 

 

Un couple de Cavalaire rescapé du Costa Concordia

 

Un couple originaire de Cavalaire était à bord du Costa Concordia lors du naufrage du paquebot italien vendredi soir.


L'accident a fait 5 morts, 42 blessés dont deux graves. Une quinzaine de personnes sont  toujours portées disparues.

 

 

 

Infographie: le naufrage du Costa Concordia en chiffres

 
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un septième corps repéré, les pompiers toujours à l'oeuvre

 

Les pompiers ont repéré dans la nuit un nouveau corps dans l'épave du navire de croisière Costa Concordia, qui a fait naufrage vendredi devant l'île toscane du Giglio, ce qui porte le bilan provisoire des morts à sept, alors que 29 personnes manquaient à l'appel lundi soir, selon le site de La Stampa.

Ce septième corps a été repéré dans l'épave mais n'a pas encore été récupéré, selon le site internet du grand quotidien italien.

Lundi soir, lors d'une émission télévisée, le commandant général des garde-côtes italiens Marco Brusco, avait indiqué qu'un total "de 29 personnes --4 membres d'équipage (dont le pianiste) et 25 passagers-- manquaient encore à l'appel".

Selon M. Brusco, parmi les touristes, 6 Italiens et 10 Allemands n'ont pas été retrouvés. S'ajoutent à ces disparus, un couple d'Américains Gerald et Barbara Ann Heil qui font l'objet d'un avis de recherche et 2 couples de Français. Un des trois autres portés manquants pourrait être péruvien.

Les recherches menées jusqu'à tard par les plongeurs spéléologues avec de puissants projecteurs ont été stoppées dans la soirée dans l'épave du navire, couché en équilibre sur des rochers à moins de 50 mètres de la rive et qui menace de glisser vers des hauts fonds.

Soulignant combien l'exploration du navire est "dangereuse" même pour des plongeurs expérimentés, M. Brusco a estimé qu'il "reste une lueur d'espoir" car il "y a encore des zones à contrôler". Selon lui, "le temps devrait être bon jusqu'à mercredi ce qui devrait permettre aux secours de continuer leurs opérations".

Le Concordia qui transportait 4.229 personnes --quelque 3.200 touristes et un millier de membres d'équipage-- a fait naufrage vendredi soir après avoir heurté un rocher près de l'île du Giglio, en Toscane (centre ouest).

Outre la tragédie humaine, les autorités s'activent pour éviter un "désastre" écologique avec la fuite des 2.380 tonnes de carburant, du gazole dense et lourd, encore dans les entrailles du mastodonte. En milieu d'après-midi, un liquide huileux s'est écoulé aux abords de l'épave.

Dans la soirée, le ministre de l'Environnement Corrado Clini a indiqué qu'il ne s'agit "apparemment pas d'une fuite de carburant".

Le gouvernement entend toutefois décréter dès cette semaine l'état de catastrophe naturelle sur la zone pour mobiliser un maximum de ressources financières et humaines afin d'éviter une pollution du parc naturel entourant le Giglio. Le maire de l'île Sergio Ortelli a confié redouter cette "bombe écologique".

Une vingtaine d'experts de la société néerlandaise Smit&Salvage, arrivés sur l'île, tentent de mettre le navire en sécurité. Des bouées jaunes en forme de saucisses ont déjà été disposées autour du paquebot.

Invité de la même émission que le chef des garde-côtes, le ministre a donné 48 heures à l'armateur du navire pour présenter un plan afin de vider les réservoirs, soulignant le risque que "le navire puisse couler puis ensuite se briser en plusieurs morceaux".

En attendant, le commandant du Costa Concordia, Francesco Schettino, est de plus en plus dans la ligne de mire. En détention à Grosseto (centre) en raison d'un "risque de fuite", Francesco Schettino a été placé sous surveillance spéciale avec l'aide d'un psychologue lundi.

Un enregistrement diffusé lundi soir d'une de ses conversations avec les garde-côtes aggrave les éléments à charge contre lui en montrant qu'il a quitté le navire bien avant le dernier évacué contre toutes les règles en vigueur dans la marine et a même refusé de remonter à bord.

"Commandant, c'est un ordre, c'est moi qui commande maintenant, vous devez aller à la proue, remonter à bord et coordonner les secours", intime un officier de la capitainerie à M. Schettino, selon une retranscription diffusée par l'agence Ansa.

L'avocat du capitaine, Me Bruno Leporatti, qui lui a rendu visite lundi, l'a décrit comme "accablé par les pertes humaines et fortement perturbé par ce qui s'est passé", tout en estimant que la nuit du naufrage, il a "conservé la lucidité nécessaire" pour faire s'échouer le navire près de la rive, "sauvant la vie de de nombreuses personnes".

De nombreux témoignages sont néanmoins accablants pour M. Schettino, soupçonné de s'être approché bien trop près des côtes pour effectuer une parade, surnommée l'"inchino" (la révérence), toutes lumières allumées et à grand renfort de sirènes afin de saluer les habitants de l'île.

Le patron de Costa Crociere, société propriétaire du paquebot, a également dénoncé une erreur "humaine" et s'est "dissocié" du commandant, lundi au siège de la compagnie à Gênes (centre de l'Italie), où les drapeaux étaient en berne.

Emu aux larmes, Pier Luigi Foschi, a rendu un hommage appuyé aux membres d'équipage "qui se sont tous comportés en héros" et ont réussi à évacuer "plus de 4.000 personnes en deux heures".

Le Pdg de Costa Crociere (groupe américain Carnival) a affirmé que la trajectoire qu'a décidé de prendre le commandant était "une initiative de sa propre volonté, contraire aux règles écrites, certifiées" par la compagnie.

De nombreux témoins ont continué de dénoncer un chaos complet lors de l'évacuation du navire. "Chacun ne pensait qu'à sauver sa peau, les membres d'équipage avaient oublié qu'ils devaient rétablir l'ordre et se bousculaient pour fuir avant nous", a affirmé Artur Silva, un passager portugais de 63 ans au Correio da Manha.

La catastrophe, qui rappelle le naufrage du Titanic cent ans après la tragédie, a aussi son lot de héros. Tel le commissaire de bord Manrico Giampietroni qui a sauvé des dizaines de personnes avant de tomber dans un trou, se fracturant une jambe. Il a été secouru dimanche après avoir passé 36 heures bloqué dans l'épave.

Un couple de jeunes mariés sud-coréens, retrouvé enfermé dans sa cabine, a raconté son cauchemar à l'agence sud-coréenne Yonhap.

"Lorsque nous nous sommes réveillés, le bateau penchait", a déclaré Han Ki-Deok, 29 ans en voyage de noces avec Jeong Hye-Jin. Ils ont survécu pendant 30 heures dans le froid et le noir, se nourrissant de biscuits et de chips.

Le croisiériste américain Carnival, dont le titre a perdu en une séance 16,46% à la Bourse de Londres, a chiffré entre 85 et 95 millions de dollars l'impact immédiat sur ses comptes du naufrage.

L'Organisation maritime internationale (OMI), qui dépend de l'ONU, a estimé qu'il fallait "si nécessaire" revoir les règles de sécurité sur les grands navires de passagers. En raison de la catastrophe, elle a annulé lundi des commémorations pour le centenaire du naufrage du Titanic en avril 1912.

Prémonition ou ironie du sort, le commandant Schettino avait déclaré en 2010 à un journal tchèque: "Je ne voudrais jamais être dans le rôle du commandant du Titanic".

 
   

Une mentonnaise: "L'équipage du Costa Concordia nous a abandonnées

 

Encore choquée, une Mentonnaise de 68 ans raconte le calvaire vécu au côté d’une amie octogénaire lors du naufrage du bateau de croisière devant l’île italienne de Gioglio vendredi soir
 
Pour des raisons de sécurité, le Costa Concordia partira finalement de Toulon et pas de Marseille. » Danièle Perruchon, une Mentonnaise de 68 ans,souriait il y a dix jours en entendant cette annonce: «Ça commence bien ! »
 
Hier, alors qu'elle s'apprêtait à passer un scanner après un choc reçu lors du naufrage,la retraitée tentait encore de sourire : « Cette croisière, c'était le rêve de mon amie Jacqueline. Pour ses 80 ans, nous sommes parties toutes les deux ».
 
Puis les images se bousculent, l'émotion la déborde. Elle se revoit lors du dîner au moment où les lumières se sont éteintes et que verres, assiettes et couverts sont tombés par terre : « Black out del circuito elettrico degli stabilizzatori non viso no problemi »,lâchaient les haut-parleurs.« Je parle parfaitement italien : ce n'était qu'un souci électrique. Ils répétaient qu'il n'y avait pas de problème. Et là, pendant qu'on attendait dans le noir sans savoir quoi faire, nous avons vu passer, effarées, nos serveurs revêtus de leurs gilets de sauvetage. »
 
« Les gens hurlaient, se bousculaient »
 
Danièle serre son mouchoir: « J'étais avec une personne âgée. Je ne devais surtout pas paniquer. Nous avons regagné à pied notre chambre au 10e étage, pour, nous aussi, enfiler nos gilets. Avant de rejoindre l'un des ponts. »
 
Un silence, Danièle reprend son souffle et continue : « C'est là qu'on a senti le bateau basculer. Il y a eu une immense panique. Les gens hurlaient, se bousculaient. Les sept coups de la sirène de l'évacuation ont résonné. »
 
Les chaloupes ne fonctionnaient pas
 
Le calvaire ne faisait que commencer. « Le bateau était déjà très incliné. Pour aller jusqu'aux chaloupes, nous devions remonter le long de coursives en nous collant aux murs. Une dame a glissé, elle m'est tombée dessus et mon dos a violemment heurté une cabine téléphonique. Nous sommes montées dans une chaloupe qui n'est jamais parvenue jusqu'à la mer. C'est finalement accrochées à une échelle de corde que nous sommes descendues le long de la coque pour atteindre les embarcations des garde-côtes italiens. Il faisait nuit, deux hélicoptères volaient autour de nous pour nous éclairer. C'était… presque beau Criant».
 
Ce n'est que samedi, une fois revenue à Menton, que Danièle a découvert les images du naufrage.
 
« Personne ne nous a guidées ou aidées »
 
L'émotion cède la place à la colère : « Pendant tout ce temps, personne ne nous a guidées ou aidées. On nous a abandonnées. Les femmes et les enfants d'abord ? Certains hommes n'ont pas hésité à passer devant tout le monde pour être évacués en premier ».
 
Et puis il y a cette scène entêtante. Celle d'un petit garçon qui hurlait à sa mère« non voglio morire ».

 

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Photo-souvenir sur le Costa Concordia , avant le drame.

Aujourd'hui, Danièle (à gauche) n'a qu'une envie :

« Repartir en croisière pour ne plus avoir peur. »

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Date de dernière mise à jour : 19/09/2013