grippe A

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Les personnes qui développaient des syndromes grippaux devaient contacter le Samu, qui s'occupait de les hospitaliser. ©  Getty Images
 

Aux débuts de l'épidémie, les cas probables ou confirmés étaient systématiquement hospitalisés. Cette phase caractérisée par une stratégie de confinement était nécessaire. Objectifs : freiner au maximum la pénétration et la propagation du virus, prendre le temps de l'étudier via une surveillance épidémiologique et gagner du temps pour anticiper l'organisation des soins. Pendant cette phase, les hôpitaux étaient donc exclusivement mobilisés. Les personnes qui développaient des syndromes grippaux devaient contacter le SAMU (centre 15), qui s'occupait de les hospitaliser pendant la période où elles étaient contagieuses. Cette organisation a permis de limiter la transmission du virus.

Par la suite, face à la multiplication des cas, une telle organisation n'était plus possible, on ne pouvait en effet pas isoler toutes les personnes malades. La situation épidémique internationale a évolué et donc le nombre de cas probables sur le territoire français a augmenté. Par ailleurs, les scientifiques ont eu le temps d'étudier le virus, on sait en particulier à ce stade, que c'est un virus qui se transmet très rapidement en particulier chez les jeunes, mais qui est bénin. Il a donc été décidé de n'hospitaliser que les cas les plus graves, c'est-à-dire les malades présentant des complications. Les cas bénins étaient donc renvoyés à leur domicile et orientés vers leur médecin traitant, qui prenait le relais pendant la durée du traitement.

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Les patients présentant des symptômes de la grippe A peuvent désormais être soignés directement chez leur médecin généraliste. ©  Getty Images
 

"L'élargissement de la prise en charge à la médecine de ville est précoce étant donné qu'il n'y a encore qu'un nombre limité de cas en France, mais il est utile pour se roder avant une éventuelle augmentation du nombre de cas" a indiqué Roselyne Bachelot à la presse le 22 juillet.

A partir du 23 juillet, la stratégie évolue donc et se resserre encore sur le médecin généraliste, qui devient la clé d'entrée du dispositif. Autrement dit, en cas de syndrome grippal, il n'est plus nécessaire de contacter le SAMU (centre 15), il faut désormais (sauf complications) s'adresser directement à son médecin traitant, qui est habitué à prendre en charge chaque année les épidémies de grippe. C'est lui qui décidera donc de la prise en charge et du traitement les plus adaptés. Les hôpitaux restent cependant mobilisés pour accueillir les patients les plus malades, qui développeraient des complications. A noter aussi que pour les enfants de moins de 1 ans, qui nécessitent une surveillance particulière en milieu hospitalier, il faut continuer à passer par le SAMU (centre 15).

Les professionnels de santé libéraux ont été approvisionnés en kits de protection (masques) et en antiviraux. Deux types de modèles sont à leur disposition : les masques FFP2 pour leur propre protection et les masques anti-projection à remettre à leurs patients malades pour qu'ils évitent de contaminer leur entourage. Par ailleurs, les masques anti-projection, ainsi que les antiviraux sont délivrés gratuitement sous prescription médicale dans les pharmacies, à partir du 23 juillet. 

 Le gouvernement dispose d'un stock de 723 millions de masques FFP2 réservé pour un éventuel passage en niveau 6.

Les antiviraux seront si besoin délivrés sur ordonnance, mais pas de manière systématique. Trop en prescrire pourrait en effet conduire à un phénomène de résistance du virus. Autrement dit, l'antiviral deviendrait inefficace. Les cas les plus graves seront donc prioritaires. Il s'agit en particulier des personnes déjà fragiles à cause d'une pathologie chronique (diabète, asthme...), des femmes enceintes, des personnels hospitaliers, ainsi que des personnels indispensables au maintien de services essentiels. Les antiviraux pédiatriques restent pour l'instant dans les seules pharmacies à usage intérieur des établissements de santé.

 Le gouvernement dispose d'un stock de 33 millions d'antiviraux.

les écoles pourraient fermer si l'épidémie monte en puissance à l'automne.
 
Les écoles pourraient fermer si l'épidémie monte en puissance à l'automne. ©  Getty Images
 

"Le passage au niveau 6 du plan national de prévention et de lutte pandémie grippale pourrait être envisagé à la rentrée à la rentrée, sauf évidemment si nous observions une accélération rapide de l'épidémie dans le courant du mois d'août" a indiqué la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, le 22 juillet devant la presse. 

Si l'épidémie monte en puissance à la rentrée en septembre, des mesures plus radicales mais pas annoncées à ce jour, pourraient être prises, par exemple la fermeture des écoles et des crèches, des transports en commun ou l'interdiction des rassemblements publics. 

 Dans un premier temps, pour éviter la multiplication des cas, les pouvoirs publics pourraient décider d'interdire les liaisons de passagers avec les pays touchés et instaurer un contrôle aux frontières. 

  Si l'épidémie prennait de l'ampleur, les autorités pourraient être amenées à interdire les rassemblements de foule, voire à stopper les transports en commun. De même, les établissements scolaires pourraient être fermés, ainsi que d'autres établissements publics.

  Un "plan de crise" a également été élaboré pour que le pays puisse continuer à fonctionner. Selon le degré de gravité, les autorités sanitaires inciteraient administrations et entreprises à fonctionner selon un schéma précis (exemple : si on atteint le pic de l'épidémie, seules les personnes indispensables à l'entreprises viennent travailler, etc.).

L'Hexagone semble cependant bien préparé. Il ne reste donc plus qu'à garder son sang-froid si jamais cette grippe devait se répandre sur le territoire.  Rappelons qu'elle n'a rien à voir avec la grippe de 1918. Non seulement le pays n'était pas préparé mais la population était affaiblie par des années de privation et, surtout, on ne disposait pas encore des antibiotiques pour lutter contre les surinfections. Aujourd'hui, nous avons, en France, toutes les armes nécessaires pour lutter. Mme Bachelot l'a confirmé "le plan Français est conçu pour faire face à un virus beaucoup plus létal que le virus que nous rencontrons".

La grippe A : en savoir plus

 Les symptômes de la grippe A (H1N1)

Fièvre supérieure à 38°C ET signes respiratoires : toux ou dyspnée.

 La transmission du virus

Deux façons possibles : directement par les voies respiratoires (toux, étenuements, postillons...) et indirectement par les mains.

 

La situation épidémiologique dans le monde au 22 juillet 2009

 La situation est préoccupante dans l'hémisphère Sud à cause de l'hiver austral, qui favorise la circulation du virus. Le Chili, l'Argentine et l'Australie sont les pays les plus touchés.

 En Europe, c'est le Royaume-Uni, qui déclare à l'heure actuelle le plus de cas avec une circulation virale établie.

 En France, on dénombre 793 cas (586 confirmés et 207 probables). 19 patients sont hospitalisés et seulement 3 nécessitent des soins intensifs (et leur évolution est favorable). A ce jour, il n'y a aucun décès. Nous sommes en début de circulation active du virus.

Lire sur la rubrique Santé :

 

Contacts et numéros utiles :

 Ministère de la Santé

 OMS

Vous pouvez également contacter le numéro de la plateforme téléphonique Grippe aviaire au 0825 302 302 ou de l'étranger : +33 1 53 56 73 23 ou le numéro de la plateforme du ministère des Affaires étrangères au 01.45.50.34.60

 

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